Oser parler!
Par Dominique Henchoz  |  27 Septembre 2007  |  3 commentaires  |  Lu 2155 fois
Qu’il est difficile de communiquer ! Dernièrement, une simple remarque à ma mère a finit en « bataille rangée ». Notre aîné de 8 ans s’était penché au balcon du premier étage. Ma mère lui a gentiment demandé de descendre. Mais comme il refusait, elle n’a pas voulu insister. J’ai expliqué à ma mère que si un enfant n’accepte pas de descendre du balcon après une remarque, il faut l’obliger à se retirer du balcon pour protéger sa vie. Elle m’a expliqué que les grands parents ne sont pas là pour disputer les petits enfants, mais pour les câliner. Je ne vous explique pas la suite… Nous avons essayé d’en reparler calmement plus tard. Ma mère était persuadée d’avoir été victime d’une attaque de ma part : je ne lui faisais pas confiance. Une même situation et pourtant deux points de vue différents.

Dans ce genre de situation, communiquer me stress. Si je dis ce que je pense, je risque de ne pas être compris. J’affronte l’éventualité que mon propos ne soit pas accepté. Et pire encore, il se peut que j’ai tort et là, c’est la honte.

Toutes ces difficultés rencontrées en communiquant modifient mon cœur et mon comportement. J’aurais tendance à me réfugier derrière un certain mutisme…Je me renferme sur moi-même parce que je n’aime affronter la situation en face. Cela ne me satisfait pas car ne pas dire les choses me fait souffrir. Après tout, la Bible ne dit pas de se taire mais de dire la vérité avec amour. Eph. 4 :25

Aujourd’hui je sors de ce mutisme. J’appréhende toujours d’être blessé, en me frottant à l’autre. Mais je me rappelle : « Dom, tu es aimé de Dieu. C’est cela qui fait ta valeur. Rien de ce que l’autre peut te dire ou te faire, ne changera cela ». Ma valeur est donc dans le regard que Dieu porte sur moi. C’est un regard qui m’est redevenu favorable depuis que je crois en Jésus–Christ.

Ce n’est pas facile d’accepter l’autre personne avec ses différences. Ça reste un combat en soi. Mais cette vérité du regard du Père sur moi, me donne de l’assurance pour chercher le contact avec l’autre. Je pense que je fais donc bien de continuer dans ce sens.

Dominique Henchoz

                                                       en partenariat avec  : www.famillejetaime.com
Thème :  Communication
 
Envoyer à un(e) ami(e)    Publier
 

Poster un commentaire

Vos commentaires (3)

  Valerie (Cameroun)
Posté le 10 Octobre 2007 à 17h21
Bonsoir Je suis une camerounaise catholique non baptisée mère de 3 enfants et célibataire. Je suis toute seule pour élever mes enfants. Je fais un petit commerce. Que le seigneur m'aide et je les inscris à l'école. Même si c'est dur, nous vivons et nous prions. Je sais que Dieu est là et il me garde et me soutient dans toutes mes épreuves. Leur père m'a quittée quand il a vu que la boisson était mieux que nous. Si il y a une personne qui peut m'aider à prier notre Seigneur pour moi et mes enfants. Aidez-moi.
 
  Olivier (France)
Posté le 6 Octobre 2007 à 05h48
C'est vrai que communiquer en famille ou dans l'église est souvent délicat. Pourquoi souvent nous réagissons sur la défensive après une "exhortation"? Je crois que ce qui sensibilise les êtres chers, c'est le don de soi, l'application et l'implication totale de son coeur pour cette famille ou la fraternité. D'être repris (à tort ou à raison) nous rappelle nos limites et remet parfois en cause ce que nous croyions avoir accomplis en toute sincérité, en toute probité. A coeur ouvert comme on dit, si on met le doigt dessus ça fait mal. Mais communiquer en toute confiance est primordial, la crainte de blesser ou d'être blessé ne doit pas arrêter ce partage sous peine de mutisme destructeur tant dans l'amour filial que fraternel.
 
  François (France)
Posté le 2 Octobre 2007 à 09h54
Oui,il est difficile de dire,de reprendre quelqu'un.Que ce soit en couple en famille,en église ou au travail,car même si l'on est sûr d'avoir raison,on prend le risque de l'affrontement avec l'autre,alors que généralement, quand on reprend quelqu'un c'est que l'on souhaite améliorer une situation et non pas l'envenimer. Avec l'expérience de l'action de Dieu dans nos vies,je suis souvent tenté maintenant de me taire (quand j'y arrive!)et de confier le problème au Seigneur,sans savoir si je fais bien ou non,car parfois la situation se débloque grâce au Saint Esprit,et parfois non.