Quand pardonner semble impossible
Par Auteur externe  |  30 Mai 2008  |  1 commentaire  |  Lu 2334 fois
Il est des situations de nos vies qui laissent leurs empreintes plus que d’autres. Ses empreintes sont parfois douloureuses. Y repenser fait souvent mal. Parfois la douleur est si vive que la haine et le ressentiment s’en mêlent. Haine envers celui ou celle qui nous a blessé, amertume envers les coupables. Je me suis retrouvée dans cette situation des années après avoir subi un abus. J’ai longtemps essayé préféré oublier. J’avais l’impression que cela me protégeait des douleurs causées par cet abus.

Dans ce genre de situation, évoquer la notion de pardon est très difficile, voire impensable, d’autant plus quand le coupable ne reconnaît pas sa faute ou ne demande pas le pardon..
Nous voilà bloqué dans un cycle infernal, celui de l’inoubliable. Cette situation si tragique est gravée au fer rouge. Pourtant tellement douloureuse  que je préférais oublier. Mais aussi douloureuse parce que non guérie, et c’est là que le pardon va m’apporter quelque chose de différent.

Qu’est ce que le pardon véritable ?
N’est ce pas justement ce qui va au-delà de la justice , celle qui condamnerait à juste titre le coupable ?
Quand l’impossibilité de pardonner est réelle, alors peut surgir l’impensable : le pardon qui n’est plus lié à aucune conditions préalables.
Le pardon ne s’inscrit pas dans un registre comptable, mais s’adresse bien à quelqu’un d’insolvable, ce qui n’efface bien sûr pas les actes commis mais bien la dette. Le pardon est un don, quelque chose de gratuit que l’on donne à quelqu’un qui ne le mérite pas. Le pardon n’a pas de prix.

Un réel travail de deuil de l’irréparable peut alors commencer, et c’est ce qui s’est passé pour moi. J’ai cessé de haïr et d’être enfermée dans mon état de victime.
J’ai été libérée du processus de haine, je suis sortie de l’irréversibilité, j’ai commencé à vivre une autre vie, libre de toutes les conséquences que l’abus avait causé dans ma vie.

Peut-être vivez-vous encore aujourd’hui dans les douleurs d’une situation que vous n’avez pas choisie, alors je vous invite à vous approcher de Dieu qui vous donnera la force de pardonner à ceux qui vous ont offensé.

Que Dieu nous aide à vivre cette libération du pardon et que nous puissions entrer dans une nouvelle perspective de vie avec Lui.

en partenariat avec : www.famillejetaime.com
Thème :  Abus sexuel
 
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Vos commentaires (1)

Posté le 29 Juin 2008 à 01h11
Je connais un homme qui a été abusé par son père et d'autres "amis". Il vit bien et n'a plus le désir de vengeance qu'il avait nourri des années durant. Le souvenir, les images sont toujours dans sa mémoire mais il a pardonné; depuis le souvenir n'est plus douloureux, il est devenu neutre, neutralisé par le pardon. Je connais aussi une fille de 28 ans qui a subi des attouchements incestueux. Ellle a pardonné certes mais son père ne lui a jamais demandé pardon lorsque sa fille lui en a donné l'occasion, il est mort perdu. La fille reste perturbée, dans un état mi adulte mi infantile. Le péché fait des ravages, que Dieu garde ceux qui sont tentés, qu'ils ne disent pas "c'est trop fort, c'est trop dur pour moi", car alors ils donnent de la puissance à l'adversaire de Dieu et de leur âme. Christophe
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