" Trop Psy, pas assez Spi ? Que dit, que fait Jésus? "
Par David et Catherine Pillon  |  24 Octobre 2008  |  3 commentaires  |  Lu 2723 fois
Avez-vous déjà entendu cette remarque, dans la bouche de vos proches, amis… voire même de vos enfants " Vous, vous êtes trop Psy "… et dans la bouche d’autres personnes, lors d’échanges de partages, de témoignages libres.. " Vous, vous êtes trop Spi "… avec Catherine plusieurs fois cela nous est arrivé.

Être trop " Psy ", ce serait par exemple derrière le langage verbal décrypter ce qui se dessine en non verbal. Derrière un très spontané " Je vais bien " (la phrase top 50 issue de nos quotidiens avec son " rentre pas dans ma vie "),  voir, lire comprendre les signes du corps….les mains, les pieds, la position sur la chaise, la respiration et les gouttes de transpirations qui perlent sur le front et qui silencieusement mais lisiblement crient " au fond, je  ne vais pas bien du tout  "…

Être trop " Spi ", ce  serait après cette petite phrase prononcée entre amis " La vie nous presse, tout va trop vite… je bosse, je mange,  je dors et je rebosse… " , cette question que alors vous formulée « Ou cours-tu ? Ou vas-tu ? Qu’elle est la finalité de ta vie ? Quel est ton but ? "
 
Jésus ne cessait dans ses contacts de tous les jours, de profiter des occasions pour quitter le terrain du quotidien et entrer sur celui plus " psy " et tellement " spi " … Même lors d’un rare moment qu’il aurait pu passer avec ses disciples en allant sur l’autre rive… littéralement, en décrochant du quotidien, justement la réalité le rejoint, et l’émotion le touche au plus profond de lui-même. Finie cette retraite tant espérée par les disciples… la proximité avec le maître… Il va falloir compter avec cette foule de 5000 hommes, sans doute 20 000 personnes avec les femmes et les enfants.

Et là Jésus va délivrer aux disciples leur ordre de mission.. " Donnez-leur vous-même à manger " n’hésitant pas à  utiliser la psychologie de l’enfant des poissons et des pains, pour les entraîner sur le terrain plus spirituel, du don de soi, de la dépendance envers le Seigneur, et de sa toute puissance…

Pour nous aussi, nous avons la possibilité de ne pas nous éloigner de ce territoire, et ainsi transformer des conversations et des sensations banales en des moments rares où là peut s’ouvrir, l’espace d’un instant, la porte de la spiritualité. Alors, littéralement l’Esprit vient à notre secours, et la conversation qui s’engage prend un tout autre relief.

Oui, passé le " Non, je ne vais pas bien " et notre capacité de l’entendre, de le  recevoir comme une réalité, s’ouvre l’espace d’un échange emprunt de psychologie élémentaire et de spiritualité, un chemin intime, celui de la rencontre non pas de ce que nous sommes, mais bien de celui qui vit en nous, et a transformé nos " demain " en espérance.

Oui, ne pas avoir peur pour nous, pour les couples qui nous entourent, de prendre le temps d’écouter, de faire silence et avant de parler, comprendre par la lecture de ce qu’est l’autre avec la présence du Seigneur en nous, près de nous avec nous.

Décidément " pas que psy, mais avec lui, terriblement spi " !


En partenariat avec www.famillejetaime.com


Thème :  Equilibre
 
Envoyer à un(e) ami(e)    Publier
 

Poster un commentaire

Vos commentaires (3)

Posté le 24 Octobre 2008 à 18h18
j'ai vu hélas que nous nous fiions malheureusement trop facilement aux apparences et ces sages conseils nous font le plus grand bien, soyez bénis merci
+5   
Posté le 28 Octobre 2008 à 00h12
Mille fois d'accord avec cette réflexion! Est-ce trop "psy" de voir au-delà des "mots", quand toute notre sensibilité,une intonation de voix,un regard qui s'échappe chez l'autre, nous font sentir que nos frères, nos sœurs vont mal? Voir les maux au-delà des mots, mais aussi demander a Dieu du discernement pour encourager,soutenir...Que notre amour grandisse de plus en plus ,qu'il soit enrichi de vraie connaissance et de compréhension parfaite.
+2   
Posté le 25 Octobre 2008 à 20h33
Après une journée riche de formation au ministère auprès des enfants, nous avons appris que le jeu est l'essentiel de sa vie... Dans le jeu le "psi" est important et nous permet d'enseigner du "spi" sans que l'enfant s'en rende compte, comme la joie, la maitrise de soi, le courage, le respect d'autrui, la mémoire, l'intelligence autant de points positifs qui vont l'aider à se contruire puis laissons faire le St Esprit. Ils sont corps, âme et esprit, pas étonnant que Jésus fait souvent participer les enfants pour passer son message ! Les enfants sont l'églises d'aujourd'hui et les responsables de demain, amen !Cathy