Vous pouvez donc vous reconnaître facilement chez les autres enfants de Jacob. Vous savez ce qu’ils ont souffert ; vous connaissez le goût du chagrin refoulé ; vous n’ignorez rien de leur amertume naissante ; et vous avez appris à vivre avec ce sentiment d’injustice et d’incompréhension qui s’installait, chaque jour un peu plus.
Bref, vous n’étiez pas le préféré et vous en avez souffert. D’ailleurs vous en souffrez encore et cela conditionne même vos rapports avec les autres. Vous avez une très mauvaise image de vous à cause de cela. À force de ne pas être le préféré, vous avez fini par avoir le sentiment que vous n’étiez pas beau, pas aimable, pas agréable et pas intéressant !
Sans doute que l’attitude criminelle des frères de Joseph trouve son origine là-dedans, même si tout ce qu’ils ont fait reste inexcusable.
C’est terrible de vivre cela dans son enfance ! Au moment où vous aviez le plus d’amour à donner, le plus d’admiration à communiquer à certaines personnes (votre père, votre grand frère, votre oncle, votre grand-père, etc.), vous n’avez trouvé que brimades, mépris, humiliation parfois, désintérêt ou encore violence. Cela s’est transformé en questions sans réponse, en repli sur soi, en violence retournée contre vous-même ou contre autrui, en attitudes caractérielles incompréhensibles pour les autres !
Vous n’avez jamais été le préféré, c’est un fait ! Et maintenant, vous n’avez pas le sentiment de l’être davantage, puisque votre comportement naturel inconscient est de provoquer un rejet de la part des autres.
Vous avez besoin d’être guéri dans votre âme de ce terrible sentiment. Il est important que vous sachiez que Dieu vous aime tel que vous êtes et que vous êtes "son préféré" à lui ! Acceptez de reconnaître ce mal. Faites-le sortir de votre cœur en le confessant à Dieu. Dites-lui combien vous en êtes arrivé à vous détester vous-même, quelle mauvaise image vous avez de vous, et n’acceptez plus de vivre une minute de plus avec cette plaie béante.
Une confession pour aujourd’hui
Jésus, je n’ai jamais été le préféré de personne et j’en souffre terriblement ! Je cache ma souffrance derrière des mots, des attitudes rebelles et parfois provocatrices, mais j’ai tellement mal ! L’image que j’ai de moi, de ma vie, est désastreuse. Personne ne le sait vraiment, mais je ne m’aime pas ! Viens me guérir Seigneur, s’il te plaît. Amen.
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